8 octobre 2026
Moins de béton, coûts réduits, construction accélérée : structures de soutènement renforcées par géogrilles ou murs en porte-à-faux en béton
Une étude comparative montre que les structures de soutènement renforcées par géogrille réduisent l’usage du béton, les émissions de gaz à effet de serre, les coûts et la durée de construction.


Les structures de soutènement sont souvent nécessaires dans les projets d’infrastructures de transport pour gérer en toute sécurité les variations de niveau du sol support dans un espace restreint. Les structures de soutènement renforcées par géogrilles constituent une alternative aux murs de soutènement en porte-à-faux conventionnels en béton armé et peuvent être dimensionnées selon des méthodes d’ingénierie éprouvées. Une étude comparative illustre les différences potentielles en matière de consommation de matériaux, d’émissions de gaz à effet de serre, de coûts et de durée de la construction.
L’étude portait sur un nouveau remblai ferroviaire doté d’une structure de soutènement de 100 mètres de long et de 4 mètres de haut. Une structure renforcée par géogrille et un mur de soutènement en porte-à-faux en béton armé ont été comparés sous des actions identiques et selon les exigences propres au domaine ferroviaire. Une durée de service d’au moins 50 ans a été retenue pour les deux options. Les impacts environnementaux ont été évalués au moyen d’une analyse comparative du cycle de vie fondée sur les normes DIN EN ISO 14040, DIN EN ISO 14044 et DIN EN 15804.

Dans l’exemple considéré, les émissions de gaz à effet de serre calculées pour l’option renforcée par géosynthétiques étaient inférieures d’environ 70 %, et la demande en énergie primaire d’environ 60 %, à celles du mur de soutènement en porte-à-faux en béton armé. Cette différence s’explique notamment par une utilisation réduite de béton et d’acier d’armature. Dans la solution renforcée par géosynthétiques, la capacité portante requise est toutefois obtenue principalement par l’interaction entre le sol et les couches de renforcement en géogrille, plutôt que par des sections importantes de béton.
L’étude de cas a également révélé d’importants écarts économiques : avec un montant d’environ €350,000, les coûts de construction de l’option renforcée par géogrilles étaient inférieurs d’environ 59% à ceux du mur de soutènement en porte-à-faux en béton armé. Parallèlement, la durée estimée de la construction est passée d’environ 55 à approximativement 20 jours ouvrés, soit une réduction d’environ 64%.
Les résultats de cette comparaison démontrent le potentiel des structures de soutènement renforcées par géogrilles pour les infrastructures de transport et la construction ferroviaire. Toutefois, une évaluation propre au projet reste essentielle : les conditions du sol support, l’espace disponible, les exigences de déformation, le sol de remblai, les distances de transport et le phasage des travaux doivent être pris en compte lors de l’évaluation des options.
De plus amples informations sur la méthodologie, le dimensionnement et l’évaluation des deux méthodes de construction figurent dans l’article technique complet (disponible uniquement en allemand).